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Travail social 2018-02-13

Témoignage de Stéphanie Arsenault, étudiante stagiaire en Travail social, présentement à Dakar - Le choc d’arrivée

« À l’aéroport, nous disons au revoir à nos familles ainsi qu’à nos amoureuses et amoureux. Nous sommes tristes de les quitter, mais excités à la fois par ce qui nous attend ; douze semaines dans un pays qui nous est tous inconnu, le Sénégal.

Lorsque nous arrivons en Afrique, nous sommes émerveillés par tout ce qui nous entoure. Tout est nouveau, nous sommes en mode découverte. Les premiers jours, nous visitons la ville, apprenons sur la culture et mangeons notre premier repas sénégalais. La nourriture ici est très goûteuse et épicée, nous nous régalons. Vient ensuite le temps de rencontrer nos familles d’accueil, elles sont toutes accueillantes et heureuses de nous recevoir. Nous tentons de nous intégrer du mieux que nous pouvons et de nous adapter à leurs coutumes. Notre petit confort est secoué avec les douches froides, l’électricité qui coupe par moment et nos matelas plutôt durs.

Les gens ici sont très respectueux, chaleureux et font preuve d’une grande ouverture envers nous. Nous entendons souvent « Ñokkobok » qui signifie « Nous sommes ensemble » en wolof, la langue première à Dakar. Nous sommes frappés par l’esprit de collectivité. Les gens apprécient ce qu’ils ont. Ils se contentent de leurs acquis et ne cherchent pas à en avoir plus, contrairement à nous, où la surconsommation fait partie de notre quotidien. Ensuite, nous constatons rapidement l’importance de la famille au Sénégal. Il faut prendre le temps d’être ensemble, de se saluer et de se parler. Le partage est primordial, c’est pourquoi nous mangeons ensemble autour d’une table dans un plat commun. Les couleurs et les motifs des habits africains nous éblouissent et nous sommes impatients de les porter.

L’entrée en stage soulève un choc culturel au sein du groupe. Nous trouvons difficile de nous adapter aux pratiques de travail social du Sénégal, car elles sont très différentes de celles du Canada. Il s’agit d’un travail social axé sur les besoins de base des personnes et non sur leurs besoins émotifs. Il faut user de beaucoup de créativité, car les ressources sont limitées et difficiles d’accès. Les méthodes d’intervention diffèrent, un bon exemple serait dans la façon de discipliner les enfants.

De plus, nous remarquons la pollution dans les rues, mais nous la ressentons aussi dans l’air. Pour cette population, le coût de la vie est très élevé en fonction de leur salaire, expliquant ainsi le haut taux de pauvreté. Nous, Canadiens, sommes grandement enrichis avec ce taux de change. Par exemple, il nous permet de prendre le taxi pour deux dollars.

Pour terminer, malgré tous ces changements, nous nous adaptons peu à peu à ce nouvel environnement qui sera notre maison pour les neuf prochaines semaines. Nous commençons à ne plus entendre l’appel à la prière et les moutons pendant la nuit. Nous conservons notre curiosité et notre ouverture sur le monde. Nous sommes excités de voir ce qui nous attend et sommes convaincus que cette expérience nous fera grandir énormément. » - Stéphanie Arsenault