Parc de sculptures

En 2006, le Cégep faisait l’inauguration de son Parc de sculptures en exposant les œuvres de Jean Brillant pendant toute une année. Cette première initiative a donné le coup d’envoi au Parc de sculptures que le Cégep développe encore aujourd’hui et qui devient une référence en matière de représentation artistique. L’objectif lié au développement du projet est d’acquérir une nouvelle œuvre chaque année de manière à enrichir le patrimoine artistique de ce parc. Il est également prévu que les étudiants et les enseignants du Département d’arts visuels puissent contribuer au développement du parc qui sera constitué de plusieurs volets. L’art a toujours pris une grande place au Cégep Marie-Victorin notamment par la quantité de programmes artistiques qu’il propose: Arts, lettres et communication, Arts visuels, Design d'intérieur, Design de mode, Graphisme et Musique.

Précisons également que la présence d’œuvres sur les terrains du Cégep contribue à enrichir l’enseignement des arts puisqu’un des objectifs visés par cette initiative se veut aussi de nature pédagogique. Ainsi, les étudiants bénéficient d’un laboratoire, en quelque sorte, qui leur permet d’explorer et d’analyser les techniques de fabrication utilisées, en plus de pouvoir rencontrer les artistes et de profiter de leur expérience par le biais de conférences et d’ateliers.


Médiation et Rhiocéroche, 2001 - Jean Brillant

Né en 1959 à Rimouski, il vit et travaille à Montréal.

À l’entrée du Pavillon principal, le visiteur est accueilli par les deux œuvres du sculpteur Jean Brillant. Mélangeant acier et pierres des champs, le spectateur est invité à contempler la délicate relation qui peut exister entre la nature primitive et les techniques raffinées de l’homme d’aujourd’hui.

 

Sept ours, 2000 - Michel Saulnier

Né en 1956 à Rimouski, il vit et travaille à Saint-Jean-Port-Joli.

L’installation de Michel Saulnier s’étend sur une grande partie du terrain devant le Pavillon Champagnat. L’échelle et la dispersion des éléments faits d’acier, d’aluminium, de laiton et de noyer rappellent le terrain de jeu. Au centre, un volume ressemble à une maisonnette tandis qu’autour, découpées dans le plan de différents matériaux, on reconnaît des silhouettes d’ours. L’artiste exploite les rudiments du langage visuel tout en référant à l’univers ludique de l’enfance.


Monument à une étoile filante, 1991-2009 - Claude Mongrain

Né en 1948 à Shawinigan, il vit et travaille à Montréal.

Au sud du pavillon Guillaume-Couture, l’installation du sculpteur nous convie à un parcours déstabilisant. Parmi les trois assemblages d’acier traité au zinc, de marbre, de granite, de béton et d’aluminium poli qui composent l’installation, on reconnaît des évocations d’objets familiers tels un téléviseur, des bancs d’atelier, des pots à fleur. Le tout dans un contexte autre que celui dont on a l’habitude de se retrouver. L’installation offre de multiples pistes au spectateur pour questionner plusieurs aspects de notre société. En plus de ces images, les choix formels de l’artiste traduisent des préoccupations sur les enjeux actuels de la pratique de la sculpture. En faisant par exemple allusion au monument comme genre ou en utilisant un matériau noble de la sculpture classique comme le marbre, lequel n’est plus taillé mais simplement empilé, l’artiste soulève de nouvelles interrogations sur le déplacement des valeurs qui sous-tendent de tels gestes.

 

Une vasque, comme jardin 1995-2012 - Francine Larivée

Née en 1942 à Montréal, où elle vit et travaille.

Artiste préoccupée de questions sociales et environnementales, Francine Larivée nous invite à une pause au jardin. Visible depuis l’ensemble des corridors vitrés du Pavillon Champagnat, l’œuvre-jardin offre le spectacle continu de ses métamorphoses saisonnières. Par beau temps, le jardin devient un lieu de rencontres et de promenades.

Cinq formes en ronde-bosses de béton coloré dans la masse, tracent les contours d’une vasque. Ce vase sur pied qui est un ornement dans les jardins classiques devient ici, par un rabattement de la forme au sol, l’architecture du jardin orné de cèdres et l’élément central qui guide l’organisation symétrique des végétaux. Le dessin des sentiers en gravier et en pelouse, tout en soulignant la disposition générale des cinq éléments sculpturaux, semble suggérer une étrange figure anthropomorphique. Est-ce l’image de l’homme qui se superpose à celle du jardin? 

Entièrement conçue à partir des données du lieu, l’œuvre-jardin est la seule œuvre « in situ » du Parc de sculptures. Par sa forme, elle est exemplaire dans son rapport harmonieux avec son environnement.