Les chroniques du 40e par Claude Brochu
Claude Brochu a rédigé tout au long de l’année, cinq chroniques publiées dans le cadre des festivités entourant le 40e anniversaire du Cégep Marie-Victorin. Voulant partager ses souvenirs et raviver les vôtres, c’est avec beaucoup de générosité qu’il a évoqué dans ses chroniques, les grands et petits moments qui ont façonné 40 ans d’histoire. Claude Brochu, enseignant à la retraite depuis une dizaine d’années, a commencé sa carrière au temps du Scolasticat Central au département de Lettres où il s’est, entre autres, passionné pour les cours de théâtre et particulièrement pour les activités des ligues d’improvisation. Engagé auprès de ses étudiants, il le fut autant envers ses collègues de par son implication dans le Syndicat des professeurs, notamment à titre de président de 1987 à 1997.
- Les Chroniques du 40e No 1 - 22 septembre 2009
- Les Chroniques du 40e No 2 - 15 décembre 2009
- Les Chroniques du 40e No 3 - 8 février 2010
- Les Chroniques du 40e No 4 - 6 avril 2010
- Les Chroniques du 40e No 5 - 17 mai 2010
40 ans d’enseignement de qualité
40 ans de passion
L'ère du Scolasticat
D’abord fondé en 1965 par six communautés religieuses, le Scolasticat central de Montréal, alors école normale privée (voir chronique 1) pour jeunes gens laïcs et religieux, a plusieurs missions, dont celle d’assurer la formation ou le recyclage des maîtres. Il offre également des cours pour les élèves de 5e secondaire de 1968 à 1971.
Entre 1969 et 1970, à la suite des recommandations du rapport Parent, le Scolasticat prend le nom du Collège Marie-Victorin et devient un collège privé d’ordre collégial. Le service de l’Enseignement aux adultes est officiellement créé. C’est aussi l’apparition des premiers cours d’été et des sessions sportives.
Le passage du privé au public
Le 15 janvier 1993, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science du Québec achète le Collège Marie-Victorin et en fait le 47e cégep de la province. Sa conversion lui permet d’ailleurs d’accueillir plus de 2800 étudiants dès le mois de septembre de la même année.
C'est aussi à ce moment qu'on lui confie l’implantation de nouveaux programmes techniques tels que : Commercialisation de la mode, Design d’intérieur, Graphisme, Techniques de Réadaptation physique, Techniques de Travail social et Techniques de l’Architecture, un programme désormais suspendu.
Entre temps, des travaux d’aménagement et d’agrandissement dotent l’établissement de plusieurs bâtiments créant ainsi un véritable campus étudiant. La toile pavillonnaire du Cégep s’étend même jusqu’au centre-ville, où il aura un campus de 1985 à 1995. De même, les travaux se poursuivent toujours de nos jours, et ce, toujours dans le but de maintenir une structure adaptée à un enseignement de qualité.
Les principaux travaux de 1977 à 2009
- Pavillon Triest (1re annexe 1977, construction de la 2e annexe mai 1980)
- Inauguration de la nouvelle cafétéria, anciennement chapelle (1981)
- Pavillon Bélanger pour la Formation continue et le Service aux entreprises (inauguré en 1989)
- Transformation du Pavillon Champagnat (1994)
- Agrandissement de la bibliothèque (1998)
- Nouveau pavillon pour le Département de musique (2002)
- Construction du pavillon S pour le Département de mode (2002)
- Centre de la petite enfance Picasso avec un centre d’observation pour les étudiants du programme d’Éducation à l’enfance (inauguré en 2005)
- Pavillon Gaby-Bernier (2006)
- Nouveau pavillon Dujarié aménagé afin de centraliser les locaux de la Formation continue (2008)
- Construction d’un Centre sportif de 900 places (début des travaux en 2009)
- Construction de nouveaux locaux et laboratoires du programme de Sciences de la nature (2009)
En 2002, la mise en place d’une navette qui relie directement le Cégep au métro Radisson en 15 minutes, ce qui améliore considérablement l’accès au Cégep par le biais du transport en commun.
L’inauguration des ailes
En 2006, le Cégep Marie-Victorin procède à l’inauguration de trois ailes importantes, soit le pavillon des techniques humaines qui prendra le nom de Léa Roback, grande pionnière du domaine de l’éducation à l’enfance, le pavillon Triest (S) qui changera de nom en hommage à Jean-Paul-Limoges et le pavillon Triest (R) prendra le nom de Fernand-Dumont.
En 2000, le Cégep dépose le projet éducatif, projet qui deviendra son leitmotiv et une ligne de conduite vers une institution ouverte sur le monde qui encourage le développement d’étudiants autonomes et de citoyens responsables. Le projet s’appuie d’ailleurs toujours aujourd’hui sur les trois mêmes principes fondateurs soit :
- L’ouverture aux savoirs
- La découverte d’autrui et du monde
- Le développement de la personnalité
Fort également de toujours s’améliorer dans la poursuite de ses objectifs, le Cégep ne cesse depuis de mettre sur pied divers programmes internationaux : l’École en mer, les voyages humanitaires pour les 50 ans et plus, l’attestation d’études collégiales en développement communautaire, le programme de Sciences humaines, profil international offrant un séjour en développement communautaire à l’étranger de trois mois, le développement de programmes en santé à Dakar et les divers stages internationaux dans les programmes réguliers pour n’en nommer que quelques-uns.